samedi 8 mai 2021

Adolescents enfermés dans un poste de police appellent à l'aide alors qu'un incendie se propage



Date: 4 mai 2021


Contexte: une bande d'adolescents enfermée à l'intérieur d'un poste de police alors que le feu se propage; le désespoir est notable. Dans la deuxième vidéo, une femme enregistre le son de leurs cris sortant du poste de police.


Attention: images choquantes.



Traduction:


Nous sommes à l'intérieur du commissariat de police de San Francisco, ils nous ont enfermés, ils nous tirent dessus et on est en train de brûler vifs. Aidez-nous, s'il vous plaît tout type d'aide, nous sommes dans la première rue avec 34 ... Nous sommes au poste de police de San Francisco, aidez-nous s'il vous plaît.



Traduction:


Il est 23h59 et je suis à côté du poste de police de San Francisco, à Cali, dans la première rue avec 34, juste à côté du poste de police. J'entends les cris des ados qui sont enfermés à l'intérieur. Les gens disent que ce sont eux qui ont enclanché l'incendie. Ils sont enfermés.


On peut entendre des cris sortant du poste de police alors que les policiers restent calmes sans rien faire.




Des policiers sans uniformes tirent au hasard en sortant d'un camion



Grève nationale: la police reconnaît que le camion était rempli d'agents sans uniformes et admet la fusillade

Par le bias de vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux, des citoyens accusent des policiers sans uniformes d'avoir ouvert le feu sur des civils. Les policiers se mobilisaient dans un camion, à l'ouest de Cali. La police a confirmé que ceux qui se trouvaient dans le véhicule étaient bien des agents, mais qu'ils avaient été victimes d'attaques de la part de civils.



La police a confirmé que le camion qui avait été arrêté par les manifestants transportait des policiers sans uniformes. / EL ESPECTADOR


Il existe plusieurs vidéos qui circulent sur les réseaux sociaux dans lesquelles des citoyens dénoncent le comportement irrégulier des policiers. Les événements se sont produits dans l'ouest de Cali, près du monument à la mer, dans la zone connue sous le nom d'El Ancla, l'un des points clé que les manifestants ont pris afin de protester, dans le cadre de la grève nationale. La police a confirmé que le camion et les hommes qui s'y trouvaient appartenaient à l'institution, mais leur version des faits est complètement différente à celle des vidéos enregistrées par les civils.

Traduction : 

Des civils ont fouillé le véhicule et retrouvé une partie de l'uniforme d'un membre de la police nationale, ce qui confirme que nous sommes attaqués par des policier, qui se font passer pour des civils armés, semant la terreur dans la ville. @guardian @bbcmundo @cnnbrk @nytimes pic.twitter.com/JNQqrS52xU


La vidéo montre également que plusieurs personnes, apparemment des manifestants, se dirigent vers le véhicule et la présence de militaires peut être observée sur les lieux. Dans un autre enregistrement, les faits sont similaires. Un homme montre le même camion, soulignant que le véhicule était rempli de policiers en civil qui ont attaqué les passants. «Il y a une camionnette pleine de policiers habillés en civil (...) il est 14h49 le 6 mai, ils sont venus, la PM (Police militaire) nous a soutenus, si la PM n'avait pas été là ils nous auraient tous tués », dit-il, en montrant des manifestants et des militaires marchant dans les rues.

Dans une autre vidéo, un homme en chemise blanche, sort une veste d'un sac noir. Il s'agit clairement d'une veste de la police nationale, identifiée avec le numéro 613982. « Il a sorti ça de cette voiture », raconte cette personne en montrant la veste et la plaque d'immatriculation du camion (EAX004) qui tranportait les policiers.

Mais ce n'ést pas la seule chose que les manifestants ont trouvée à l'intérieur du véhicule. Dans une autre vidéo, le même homme vêtu d'un t-shirt blanc est vu en train de fouiller un petit sac noir de type kangourou, qui se trouvait apparemment à l'intérieur du camion. Portant des gants, l'homme trouve des menottes, un crayon, des clés et des articles d'hygiène personnelle dans le même sac. "Tout cela doit avoir des empreintes digitales", a déclaré l'une des personnes qui a enregistré cette vidéo.

À cela, une autre vidéo est ajoutée, montrant sur la banquette arrière du camion, une plaque de voiture, immatriculée ICG080 (en plus celle déja installée sur le véhicule); des papiers appartenant à la société Inducon, qui se consacre à la création de fonds de commerces et vêtements de protection individuelle; une caméra de sécurité et ce qui semble être des cordes.


«2h50 de l'après-midi, un camion récupéré auprès de la police. Nous avons changé de plaques, nous avons des éléments de gilets pare-balles, des caméras de sécurité. Le camion contient des traces de sang. C'est le gouvernement qui envoie les gens tuer», dit la personne qui a enregistré la vidéo. Puis un autre citoyen montre une liste qui, selon lui, porte "le nom des personnes qui ont voulu nous tuer aujourd'hui".


Dans cette même vidéo, un policier apparaît, identifié d'après l'uniforme comme le Commandant Juan Guerrero à qui l'un des plaignants s'adresse: «les agents de la police nationale nous ont attaqués, ils sont descendus, ils sont venus nous tirer dessus parce qu'on cédait le passage aux manifestants (…) tout à coup. Tu comprends ou tu comprends pas ? Rends-moi un service et dit à un de ces misérables de venir prendre ce camion car sinon nous allons le brûler ».


Les manifestants expliquent à l'officier que deux collègues blessés sont en train d'être soignés sur les lieux par du personnel médical. Le policier demande qui a tiré sur ceux qui se trouvaient dans le camion et les citoyens répondent: "Personne, il n'y a pas d'armes ici, c'est un mensonge, l'armée est témoin (...) nous faisons une marche pacifique, ceci est un événement culturel, des indigènes de la Minga sont ici et ils viennent nous tirer dessus, ce n'est pas juste. "


El ESPECTADOR s'est entretenu avec l'un des habitants de la zone qui a assuré que le camion dans lequel les policiers se mobilisaient voulait passer au-dessus des personnes qui défendaient le blocus, qui est situé à quelques mètres de l'endroit. «Il me semble que c'est une erreur, qu'ils vont trop loin et violent leur droit de manifester. Je demanderais aux autorités de définir au plus vite la réalité des événements et que le Bureau du Procureur détermine ce qui s'est passé. Mais je demande au gouvernement national et local de calmer les esprits et de ne pas mettre d'essence sur le feu, il s'agit de gérer cela avec responsabilité et la paix est ce que nous voulons tous », a-t-il déclaré.


Le résident de ce secteur a ajouté que c'était l'occasion pour les secteurs de parvenir à un accord et pour le président, Iván Duque, d'arriver à Cali le plus tôt possible et d'écouter la foule. Il a également expliqué la raison du blocage à cet endroit précis de la ville. «C'est la route qui nous relie au Pacifique d'ou l'importance de cette occupation. Cali représente le Pacifique colombien, Cali est le point d'accès pour tous les habitants du Pacifique victimes de violences qui se réfugient. C'est l'occasion pour les autorités de venir exercer un meilleur leadership », a-t-il déclaré.


Que dit la police?


Le commandant de la police métropolitaine de Cali, Juan Carlos Rodríguez, a confirmé que ses hommes se sont rendus dans le secteur car, selon ce qu'il a dit, pendant plusieurs jours, la communauté a signalé des extorsions continues, des intimidations avec armes à feu et le racket de propriétaires de véhicules et de piétons traversant le lieu. Sa version est presque l'opposé de celle des citoyens qui ont réalisé les vidéos.


«Avant d'entamer notre procédure, des hommes en uniforme arrivent sur les lieux et sortent d'un véhicule au moment où des coups de feu se font enttendre dans la foule. Situation qui laisse deux policiers blessés, un à la poitrine et un à la main. Il faut préciser que les personnes présentes à cet endroit attaquent nos hommes en uniformes qui, afin de sauvegarder leur intégrité, quittent les lieux en évitant l'utilisation d'armes à feu en raison du nombre de personnes présentes sur les lieux », a déclaré l'officier.


Le commandant a reconnu que les citoyens ont filmé des vidéos "qui seront fournies à l'autorité compétente afin d'ouvrir les enquêtes nécessaires sur l'affaire". L'officier n'a pas confirmé que l'armée avait tiré, car il a souligné que cela faisait partie de l'enquête, mais a réitéré que deux de ses hommes avaient été blessés par arme à feu. De même, il a confirmé que les policiers en civil étaient équipés de leurs armes   «pour une procédure policière», mais il n'a pas précisé de quelle procédure il s'agissait.


Rodríguez a insisté sur le fait que «l'attention était portée sur un cas de la police, et qu'aucun type d'attaque n'est lancée contre les manifetants. La preuve en est que les policiers se sont retirés des lieux et que nous avons deux policiers blessés. On parle de personnel de la police judiciaire, ces individus portent des vêtements de civils, leur veste est portée par dessus pour formaliser la procédure. Ils sortaient du véhicule lorsque cet incident s'est produit ».


Traduction :

# ATTENTION: Le général Juan Carlos Rodríguez, commandant de @PoliciaCali, signale l'incident qui s'est déroulé dans les dernières heures concernant un véhicule transportant des membres de la police qui étaient en route pour enquêter un cas d'extorsion. Deux policiers ont été blessés. pic.twitter.com/HpeXfxdO8N


- Police colombienne (@PoliciaColombia) 7 mai 2021


NY Times: la police colombienne répond aux manifestations avec des balles et encore plus de morts



Source: https://www.nytimes.com/es/2021/05/05/espanol/protestas-policia-colombia.html?smid=url-share


La police colombienne répond aux manifestations avec des balles et encore plus de morts


Le pays, submergé par la crise et la pandémie, éclate d'indignation. Au moins 24 personnes sont mortes alors que le gouvernement sévit contre les manifestants.



Un policier a tiré des gaz lacrymogènes mercredi à Bogotá lors de manifestations qui ont fait au moins 24 morts et 87 disparus. Crédit: Federico Rios pour le New York Times


Par Julie Turkewitz et Sofía Villamil


Date: 5 mai 2021


BOGOTÁ, Colombie - Un adolescent tué par balle après avoir donné des coups de pied à un policier. Un jeune homme saigne dans la rue alors que les manifestants crient à l'aide. Des policiers tirent sur des manifestants non armés. Des hélicoptères survolant, des chars balayant les quartiers, des explosions résonnant dans les rues. Une mère qui pleure pour son enfant.


"Nous sommes détruits", a déclaré Milena Meneses, 39 ans, dont le fils unique, Santiago, 19 ans, a été tué lors d'une manifestation au cours du week-end.


Voir arcticle: https://www.nytimes.com/es/2021/05/04/espanol/colombia-protestas-muertos.html


Les colombiens qui ont manifesté la semaine dernière contre la pauvreté et les inégalités, aggravant la vie de millions de personnes depuis le début de la pandémie de COVID-19, ont été confrontés à une puissante répression de la part de leur gouvernement, qui a répondu aux manifestations avec la même force de police militarisée qui est souvent déployée contre les combattants rebels et le crime organisé.


Cette explosion de frustration en Colombie, selon les experts, pourrait annoncer des troubles en Amérique latine, où plusieurs pays sont confrontés à la même combinaison explosive d'une pandémie implacable, de difficultés croissantes et de baisse des recettes publiques.


"Nous sommes tous connectés", a déclaré León Valencia, un analyste politique, notant que les manifestations passées en Amérique latine ont sauté d'un pays à l'autre. " Cela pourrait se propager dans toute la région."


Mercredi, après sept jours de marches et d'affrontements qui ont transformé des parties de villes colombiennes en champs de bataille, les manifestants ont franchi les barrières de protection autour du Congrès national et ont attaqué le bâtiment avant d'être repoussés par la police.


Plusieurs personnes du parti politique du président Iván Duque lui demandent de déclarer un état d'agitation interne, un état exceptionnel qui lui conférerait de larges pouvoirs.



Un groupe de personnes protestait mercredi dernier contre les brutalités policières dans une rue de Bogotá.

Crédit: Federico Rios pour le New York Times


Les affrontements ont fait au moins 24 morts, la plupart participant aux manifestations, et au moins 87 disparus, et ont exacerbé la colère contre les responsables de la capitale de Bogotá, qui, selon de nombreux manifestants, sont de plus en plus déconnectés de la vie quotidienne des gens.


Mercredi, Helena Osorio, une infirmière de 24 ans, a pris la parole lors d'un rassemblement à Bogotá.


"La Colombie me fait mal, mon pays me fait mal", a-t-il déclaré. "La seule chose que nous pouvons faire c'est de sortir pour protester, pour nous faire entendre", a-t-elle poursuivi, "et ils nous tuent pour ça".


Les marches ont commencé la semaine dernière après que Duque a proposé une réforme fiscale visant à couvrir un déficit économique lié à la pandémie. Dimanche, au milieu de manifestations à travers le pays, il a décidé de faire marche arrière.


Mais l'inconfort n'a pas diminué. En fait, alimenté par l'indignation face à la réponse du gouvernement, les foules n'ont fait que croître.


Parmi les manifestants figurent désormais des enseignants, des médecins, des étudiants, des membres des principaux syndicats, des militants chevronnés et des colombiens qui ne sont jamais descendus dans la rue auparavant.


Les camionneurs bloquent les routes principales. Et mardi, des manifestants dans la capitale ont incendié des bus et incendié plus d'une douzaine de commissariats de police, chantant l'hymne national et criant «assassins!» forçant les agents à courir pour sauver leur vie.



Un bus en feu lors d'affrontements entre la police et les manifestants mercredi soir à Bogotá.

Crédit: Federico Rios pour le New York Times


"Il ne s'agit pas seulement de réforme fiscale", a déclaré mercredi Mayra Lemus, 28 ans, institutrice aux cótés de l'infirmière Osorio. «C'est aussi à cause de la corruption, des inégalités, de la pauvreté. Et tous les jeunes en ont assez ».


Les manifestations sont, en partie, la continuation d'un mouvement qui a balayé l'Amérique latine à la fin de 2019, lorsque des gens sont descendus dans les rues en Bolivie, au Chili, en Colombie, en Équateur, au Pérou, au Nicaragua et ailleurs.


Les revendications de chaque pays étaient différentes. Mais dans chacun d'entre eux, les gens ont exprimé leurs plaintes concernant les opportunités limitées, la corruption généralisée et les fonctionnaires qui semblaient travailler contre le peuple.


Puis vint la pandémie. L'Amérique latine était l'une des régions les plus touchées par le virus en 2020, avec des cimetières remplis à la limite de leurs capacités, les malades sont décédés en attendant d'être soignés dans les couloirs des hôpitaux et les proches ont passé des nuits à faire la queue pour acheter de l'oxygène essayant de garder leurs êtres chers en vie.


Les économies de la région se sont contractées de 7% en moyenne. Dans de nombreux endroits, le chômage, en particulier chez les jeunes, est monté en flèche.



Les rues de Bogotá semblaient vides lorsque la pandémie a commencé en mars dernier.

Crédit: Federico Rios pour le New York Times


Cependant, dans les premiers mois de 2021, la crise générée par le COVID-19 n'a fait qu'empirer.


Alors que les pays les plus prospères du monde se préparent à rouvrir, une variante mortelle du virus qui a été détectée à l'origine au Brésil, appelée P.1, est apparue en Amérique latine, dévastant les populations et devenant l'un des nombreux facteurs qui ont amené de nombreux pays à vivre leur pire bilan quotidien de morts.


Pendant des mois, alors que les gens restaient chez eux ou luttaient pour survivre alors que les revenus étaient en baisse, la colère et la frustration exprimées lors des manifestations de 2019 n'ont pas été oubliées.


Puis, en Colombie, Duque a annoncé sa réforme fiscale, une des premières tentatives dans la région afin de faire face au déficit économique exacerbé par la pandémie. Si la mesure aurait permis de maintenir en place une subvention en espèces en cas de pandémie, elle augmenterait également les prix de nombreux biens et services de tous les jours.


Bientôt, le ressentiment accumulé a frappé les rues.


Mardi, Duque a déclaré qu'il ouvrirait un dialogue national pour trouver des solutions aux problèmes budgétaires et à d'autres défis.


"Dans cet espace, il est vital d'avoir toutes les institutions, les partis, le secteur privé, les gouverneurs, les maires et les dirigeants de la société civile", a-t-il déclaré. "Les résultats de cet espace se traduiront par des initiatives que nous pourrons rapidement articuler."



Les manifestations ont commencé comme une réaction à un projet de réforme fiscale, mais se sont transformées en expressions de mécontentement face à la pauvreté et aux inégalités. Crédit ... Federico Rios pour le New York Times


Mais l'appel au dialogue national était similaire à celui qu'il avait lancé en 2019, et de nombreux groupes de la société civile ont déclaré que la discussion avait produit peu de résultats.


Duque, un politicien conservateur, a perdu en popularité depuis le début de la pandémie, selon un sondage réalisé par l'agence Invamer. Et les analystes disent qu'il est à son plus faible depuis son entrée en fonction en 2018.


La réponse policière et militaire a rendu extrêmement difficile l'établissement d'une conversation nationale autour d'un compromis, a déclaré Sandra Borda, analyste politique et chroniqueuse au quotidien El Tiempo.


"Il n'a pas de capital politique", a-t-elle déclaré. «Les gens ne peuvent pas s'asseoir pour dialoguer avec un gouvernement qui, la nuit, tue des manifestants et qui, le jour, tente de mener une conversation».


"Je pense qu'il va y avoir beaucoup d'éclatements", a-t-elle poursuivi. "Et je pense que cette année et demie va être terrible pour le gouvernement, terrible pour la société colombienne et avec très peu de solutions à long terme."



Les manifestants ont été confrontés à une puissante répression de la part du gouvernement, qui a répondu à l'assaut avec la même force de police militarisée qu'elle utilise souvent contre les combattants rebels et le crime organisé. Crédit ... Federico Rios pour le New York Times


La Colombie organisera des élections présidentielles en 2022. Pendant des décennies, le pays a élu des dirigeants conservateurs. Mais Gustavo Petro, ancien maire de gauche de Bogotá et ancien membre d'un groupe de guérilla démobilisé, mène désormais les urnes. Duque, limité par la loi à un mandat, ne peut pas se présenter à la réélection.


La réponse du gouvernement aux récentes manifestations pourrait être un facteur majeur lors du vote de l'année prochaine.


Cette semaine, le bureau des droits de l'homme de l'ONU s'est dit "profondément alarmé" par la situation et a documenté le moins un cas dans lequel la police a ouvert le feu sur des manifestants.


Samedi soir, Santiago Murillo, 19 ans, lycéen, rentrait chez lui dans la ville d'Ibagué, et se trouvait à une manifestation massive.


À deux pâtés de maison de chez lui, selon sa mère, des coups de feu ont retenti et il est tombé au sol. Dans une vidéo, on entend un témoin de l'événement crier.


Santiago Murillo


"C'est OK?" Demande à la femme. "Il peut respirer?".


Un livreur à domicile a chargé Murillo sur sa moto et l'a emmené en urgence dans une clinique. Là, les cris d'angoisse de sa mère ont été enregistrés. "Fils, emmène-moi avec toi! Fils, je veux être avec toi".


Les médecins n'ont pas été en mesure de le réanimer et le lendemain, les habitants d'Ibagué ont organisé une veillée de protestation en son nom.


«Je leur ai demandé de manifester de manière civilisée», a dit sa mère, «en paix».


Les États-Unis envisagent de retirer leur soutien militaire à la Colombie en raison des récentes violations des Droits de l'Homme



Le représentant Gregory Meeks s'interroge sur l'intensification des violences de la part du gouvernement colombien.


Source: https://noticias.canal1.com.co/internacional/en-ee-uu-piden-retirar-apoyo-militar-a-colombia-por-violaciones-de-dd-hh/


Traduction :


Aux États-Unis on exige le retrait du soutien militaire à la Colombie suite à la violation des droits de l'homme.


Informations de l'EFE - 4 mai 2021 16h15


Le démocrate et président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, Gregory Meeks a exhorté le président Ivan Duque "à réduire la violence et à préciser que l'usage excessif de la force est inexcusable".


«Je suis extrêmement préoccupé par la réaction brutale de la police nationale et de l'ESMAD face aux manifestations en Colombie. Je suis particulièrement inquiet de l'évolution de la situation à Cali et je demande au président Iván Duque de désamorcer les conflits et à faire comprendre que l'usage excessif de la force est inexcusable », a déclaré Meeks.


En outre, il a demandé l'exécution de la Loi américaine de Leahy, qui consiste à empêcher le ministère de l'État et de la défense de fournir une aide militaire aux gouvernements qui utilisent la force et violent les droits de l'homme en toute impunité.


«Il est impératif que la Loi américaine Leahy soit pleinement exécutée car les États-Unis ne soutiendront pas les forces de sécurité impliquées dans de graves violations des droits de l'homme », a déclaré Meeks.


Voir aussi: Le ministère des Affaires étrangères convoque le corps diplomatique pour faire un rapport sur la crise d'ordre public


La Colombie proteste depuis près d'une semaine contre une réforme fiscale qui, si elle avait été menée à bien, aurait particulièrement frapper la classe moyenne et la classe inférieure, en raison de l'élargissement de l'assiette fiscale et du taux de TVA à 19%.


Les manifestations n'ont pas cessé malgré la démission du Ministre des Finances, Alberto Carrasquilla, et ont déjà causé la mort de 18 civils et d'un policier, en plus de 800 blessés, selon le bureau de l'ONU dans le pays.


La plupart des décès sont survenus à Cali, mais selon le bureau des Nations Unies, il y a également eu des décès dans d'autres régions du pays comme Ibagué, Tolima, Pereira, Risaralda, Soacha ou Cundinamarca.



Les États-Unis condamnent les violations des droits de l'homme perpétrées par le gouvernement colombien

Traduction:

Président @RepGregoryMeeks: Je suis extrêmement préoccupé par la réaction brutale de la PNC (police nationale colombienne) et de l'ESMAD (escadron mobile antiémeutes) face aux manifestations en Colombie. Je suis particulièrement boulversé par ce qui se passe à Cali et je demande au président @IvanDuque de désamorcer le conflit et je tiens à préciser que l'usage excessif de la force est inexcusable.

- Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants (@HouseForeign) 4 mai 2021 


Traduction:

Il est impératif que la Loi américaine de Leahy Law soit pleinement exécutée, et souhaitons clarifier que les États-Unis ne soutiendront pas les forces de sécurité impliquées dans les graves violations des droits de l'homme.

- Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants  (@HouseForeign) 4 mai 2021


La députée américaine Sara Jacobs déclare que la violence policière en Colombie est alarmante et inacceptable



Traduction :

La violence policière de cette semaine en Colombie est alarmante et inacceptable. Le droit de rassemblement est sacré et les autorités doivent respecter les droits de l'homme. Mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des personnes tuées, blessées ou toujours portées disparues à Cali.


    - Parlementaire Sara Jacobs (@RepSaraJacobs) 5 mai 2021

Hélicoptères Black Hawk tirant sur des civils


Sikorsky UH 60 - Black Hawk Arpia impliqué dans la fusillade


Date: 4 mai


Lieu: Buga, près de Cali


Contexte: Des hélicoptères de guerre (Sikorsky UH 60 - Black Hawk Arpia) tirent sur les manifestants.


PREMIÈRE VIDÉO



Traduction:


Maman: Mon Dieu, ils nous tirent d'en haut.


Elle dit à sa fille: Refuge toi, mon amour!


Sons de coups de feu


DEUXIÈME VÍDEO


Traduction:


En ce moment, Buga ressemble à une zone de guerre ... C'est le 25 mai - le caméraman corrige son erreur et dit - le 5 mai 2021.


Cris: Nous avons besoin d'aide, d'aide.


Amnesty International confirme 18 violations des droits de l'homme au 5 mai



Date. : 5 mai 2021

Lieu : Colombie

Source : https://youtu.be/OnxFkldh6AY


Contexte : D'après la vérification de preuves audiovisuelles, nous (Amnesty International) confirmons au moins 18 actes de violation des droits de l'homme de la part des forces de l'ordre. 





Une femme dénonce les agressions sexuelles commises par des policiers lors de manifestations



Date : 5 mai


Contexte : Agression sexuelle commise par l'ESMAD (ecadron mobile antiémeutes) lors des manifestations colombiennes



L'armée aurait installé des bureaux dans les locaux de la Défense publique



Date : 5 mai


Lieu : W Radio Colombia


Source : https://fb.watch/5llww8mfkk/


Contexte: Un journal exclusif sur W Radio, animées par Juan Pablo Calvás, publie un clip audio qui prouve que le Défenseur national des droits aurait autorisé l'armée à installer des bureaux dans les locaux de la Défense publique.



Adolescents enfermés dans un poste de police appellent à l'aide alors qu'un incendie se propage

Date: 4 mai 2021 Contexte: une bande d'adolescents enfermée à l'intérieur d'un poste de police alors que le feu se propage; le d...